Des images, des recettes et des réflexions sur tout et rien.
De la déco, du jardinage et des sorties.N'hésitez pas, Poussez la porte et je vous accueillerai avec plaisir.
Ah voici un film à voir absoluement, il est vrai que certains trouveront que c'est un peu long, parfois le rythme est douloureux.
Yolande Moreau est SERAPHINE, Au départ, il y a donc Séraphine (1864-1942). Pauvre parmi les pauvres, héroïne à la Zola dans cette fin d'un xixe siècle guère solidaire. Orpheline à 7 ans, placée à
13 comme domestique à Paris puis comme bonne à tout faire dans l'Oise, Séraphine Louis entre chez les soeurs en 1881. Elle n'y est pas religieuse, mais tâcheronne. Vingt ans de couvent, vingt ans
hors du monde, qui épanouissent son mysticisme. Le jour où la Sainte Vierge lui intime l'ordre de peindre, elle s'exécute, concevant ses propres couleurs, créant, sans académisme, sans culture et
jusqu'au vertige, de foisonnantes compositions inspirées, telles des prières, par la nature de son enfance, les champs de fleurs sauvages, l'odeur de l'herbe.
La lumière qui se dégage de ce film m'a laissé une impression de plénitude mais également de malaise, on cherche les personnages dans une pénombre, un isolement puis une nature bucolique à souhait
vous apporte une fraîcheur intact.
Le fait que SERAPHINE soit internée pour « psychose chronique » dans l'un des effroyables hôpitaux psychiatriques de l'époque m'a fait pensé à une autre femme illustre qui m'avait ébranlée le coeur
fortement CAMILLE CLAUDEL.
Je vous invite à voir ce film car vous en sortirez plus riche encore.