Mains jolies mais mains vieillies
Elles ont perdu leurs fossettes d'enfant
Elles vont et viennent sur l'ouvrage
Ne s'arrêtent que par outrage du temps.
Comme il est difficile d'imaginer
Qu'un jour elles devront s'arrêter
La douleur dans les os plus forte
Les tord, les bloque presque mortes.
Pas besoin d'être à l'aube de son hiver
Pour ne plus les voir belles et fières
Après avoir caressé, soigné être à l'aise
A cet instant prisonnières des orthèses
De tous les outils elles sont les plus accomplies
Mais dans la maladie
Restent mobiles comme engourdies
En quête d'une virtuosité finie
Tiloupdesbois

Ces peintures de mains positives ou négatives(…) constituent la première écriture, 35 000 années avant celle conventionnelle et linéaire que l’on a coutume de considérer comme la plus
ancienne. Extraordinaire outil(…) de l’écriture comme de la parole, la main est sans aucun doute l’organe qui a participé le plus à faire de l’homme un drôle de petit mammifère doté de dignité.
”
Yves Coppens
Professeur au collège de France
Membre de l’Institut
( et l’un des découvreurs de “ Lucy ” )
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La nuit étoilée sur le Rhône
Arles, septembre 1888 - Huile sur toile, 72,5 x 92 cm
Paris, Musée d'Orsay

C'est un matin gris où les chats n'attrapent pas de souris
Où les fleurs des fruitiers essaient de résister au vent
Où mes pensées sont un peu ailleurs et s'envolent doucement
Dés le matin je ne fais qu'attendre la nuit
C'est la vie qui file à toute allure, vingt quatre heures c'est court pour le bonheur
On ne sait pas la retenir elle nous emporte dans son délire trompeur
Que de monotonie dans ces mots, moi qui aime rire avec ferveur
Je suis comme à la recherche d'un temps meilleur
C'est parfois le prix à payer, lorsque l'on ne veut pas se résigner
Des jours de lumière d'artifices à la Van gogh sublimés
où le maître exprime sa ferveur
Le jour, la nuit là où se tissent les entremêlas des erreurs
J'étais comme toi en Arles cent vingt ans plus tard
Je marchais dans tes pas et cela au hasard
Vincent où trouvais tu ton inspiration
J'aimerais tant retrouver ma respiration
Ces couleurs qui sont celles de la méditerranée
Le vert et le bleu amoureusement aliénés
Cette chaleur des jaunes orangés
Me font tout d'un coup espérer
Ecrit par Tiloupdesbois le 19 mars 2008
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Pour moi , la gare est synonyme d’arrivées et de départs.
De ma fille cadette, de ma brunette .
Elle arrive avec ses grands yeux rieurs et repart les larmes
accrochées à son coeur
C’est le moment où mon cœur se sert et bat un peu plus
vite
C’est la valse d’un tourbillon insaisissable qu’est ma fille Fannie
Ces longs rails qui mènent ces trains à
grande vitesse
M’apportent et me prennent ma joie et ma tendresse
Une maman je ne suis qu’une
maman
Et puis je me retourne, n’attends pas le départ qui m’oppresse
Vois les autres regards qui se
baissent.Tous ces gens volés dans une gare…
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